25/03/2026
Sur les ruines de l’ancien,
j’ai bâti un nouveau monde.
Cette œuvre est née d’un dialogue intérieur.
D’un mouvement entre contrôle et lâcher-prise.
Le vert s’est imposé dès le départ.
Présent, vibrant, presque trop.
Alors j’ai tenté de le recouvrir.
De le faire taire.
Comme on le fait parfois avec ce qui dérange,
ou ce qui nous dépasse.
Mais il est revenu.
Par fragments.
Par percées.
Par éclats.
Comme une vérité persistante,
qui refuse de disparaître.
Peu à peu, j’ai cessé de lutter.
J’ai laissé la matière respirer.
J’ai laissé les strates apparaître,
les cicatrices, les tensions, les contrastes.
C’est dans cet espace que la phrase est apparue,
tirée au hasard :
« audacieuse et généreuse »
Et tout a pris sens.
Cette œuvre parle de transformation.
De ce moment fragile où l’on accepte de ne plus reconstruire à l’identique,
mais de créer autrement.
Ce qui semblait trop devient essentiel.
Ce qui était enfoui devient structure.
Le vert n’est plus une erreur.
Il est la base.
Les nuances dorées et patinées évoquent le temps,
la mémoire, les traces laissées.
Et dans cet équilibre instable,
un nouveau monde prend forme.
Un monde imparfait,
mais profondément vivant.