29/04/2026
En tant qu’architecte et co-présidente de l’AABW, je ressens aujourd’hui le besoin de partager une réflexion un peu plus personnelle.
Depuis quelque temps, je constate — avec une certaine déception — que l’engagement au sein de notre association s’essouffle. Et contrairement à ce qu’on entend souvent, ce n’est pas une question de génération. Ce sont autant les jeunes que les moins jeunes qui, globalement, ne répondent plus présents.
On organise des formations, des visites, des rencontres entre confrères… avec l’envie de créer du lien, de partager, de faire évoluer nos pratiques. Mais trop souvent, la participation est faible. Pire : des personnes s’inscrivent et ne viennent pas, sans prévenir.
Derrière chaque activité, il y a pourtant du temps, de l’énergie, de l’investissement. Il y a aussi des partenaires qui nous soutiennent et rendent certaines choses possibles. Mais sans participation réelle, tout cela perd son sens.
Je trouve dommage que notre profession, qui gagnerait tant à échanger davantage, se replie de plus en plus sur elle-même. Chacun dans son coin, chacun avec ses contraintes… mais plus beaucoup de moments partagés.
S’inscrire, c’est déjà bien. Venir, participer, respecter les engagements pris, c’est mieux. Et c’est surtout ce qui permet de faire vivre une association.
J’y crois encore, sincèrement. Mais ça ne peut fonctionner que si on s’y met tous, un minimum.