07/11/2025
Parmi les choses qui ont porté préjudice à la foi chrétienne et à l’image des chrétiens, il y a le sentimentalisme excessif de certains prédicateurs ou leaders, ainsi que leur manque de justesse, de sensibilité et de connaissance lorsqu’ils présentent ou interprètent les faits bibliques.
En réalité, la spiritualité est un domaine de grande délicatesse : tout doit être dit, compris et transmis avec discernement, tel que Dieu l’a conçu, afin que la vérité se manifeste sans déformation.
Prenons un exemple : j’aime beaucoup la chanson « Mukolo ya ba songo ya malamu » du pasteur Moïse Mbiye. Dans ce chant, il illustre en disant :
> « En une journée, Saül a rencontré les prophètes, et le prophète a prophétisé pour lui, le couronnant roi. »
Le message vise à encourager, à montrer qu’en une seule journée, Dieu peut changer une vie.
Mais sur le plan historique et scripturaire, cette illustration n’est pas exacte. En réalité, entre la rencontre de Saül avec le prophète Samuel et son intronisation comme roi, il s’est écoulé environ deux à trois ans.
Ainsi, sans cette compréhension du temps et des conditions réelles, l’auditeur peut se créer de fausses attentes. Il pensera que, comme pour Saül, Dieu doit tout accomplir « en un jour ». Et lorsque cela ne se réalise pas ainsi, il risque d’être frustré, déçu, voire de perdre confiance en Dieu.
C’est là que réside un grand danger : une interprétation inexacte des Écritures, même avec de bonnes intentions, peut détourner le peuple de Dieu et affaiblir sa foi.
Voilà pourquoi il est urgent de revoir la manière dont nous interprétons, présentons et transmettons les vérités bibliques — pour ne pas frustrer ni décourager le peuple, mais plutôt l’enraciner dans une foi vraie, éclairée et équilibrée.