assiettes chaque jour.
Mon credo : le respect de la vie en général. La vie de la faune, de la flore, la
notre consommateurs, consom’acteurs, celle que l’on voit et celle que l’on ne
voit pas ! De but en blanc cette formule est un peu pompeuse mais je pense
sincèrement qu’en respectant ce qui nous entoure, nous sommes enrichis et
que la nature est tellement généreuse qu’on peut la respecter, sans la
forcer/brusquer/détruire et simplement la laisser nous gâter.
Niveau technique, je suis influencée par de nombreuses méthodes différentes
comme la permaculture, les modèles de micro-fermes intensives et le
maraîchage sur sol vivant ou sans travail du sol. Ce libellé de « non travail du
sol » me gêne un peu car il est inexacte : le sol est travaillé par les animaux,
bactéries, champignons… présents dans le sol, plutôt que par l’intermédiaire de
l’Homme.
Voici les grands principes qui seront progressivement mis en place ou que je
tenterai d’atteindre :
- Utiliser des semences biologiques.
- Favoriser la biodiversité en implantant et entretenant des haies
d’essences locales, des points d’eau, certaines zones comprenant du bois
morts, des feuilles mortes afin d’encourager le développement de la
faune et la flore.
- Créer des zones mellifères où les abeilles trouveront nourriture et refuge
- Eviter autant que possible l’usage de ressources fossiles : mécanisation
minimale, vente des légumes le plus proche possible du lieu de
production…
- Eviter au maximum d’irriguer mes cultures en utilisant un système de
paillage
- Eviter les intrants de toute sorte, engrais, pesticides, fongicides
notamment (en moyenne, 3 tonnes de pétrole sont nécessaires pour
produire 1tonne d’engrais)
- A terme, produire mes propres semences pour devenir autonome et
obtenir des plantes adaptées au sol et à notre climat en procédant par
sélection.
- Produire des légumes sains, de qualité gustative et nutritive. L’obtention
du label AB est envisagée mais son coût est important pour ce qu’il
apporte et le cahier des charges trop laxiste à mon goût, je préfère donc
m’en abstenir pour l’instant.
- Proposer à la vente des produits locaux et de saison, uniquement
produits sur les terrains que je cultiverai.
- Donner un sens à mon travail par rapport à certains métiers que j’ai déjà
exercés. J’aime également l’idée de me lancer un véritable défi en
choisissant d’exploiter seule et sans mécanisation.
- Court-circuiter les stratégistes des multinationales qui, pour engendrer
un maximum de bénéfices, se fichent de la santé du consommateur, de
celle de ses employés, des conditions de vie parfois proches de
l’esclavagisme moderne de ceux qui produisent et récoltent les aliments
ou produits que vous achetez en grande surface. Pas de clandestins
vivant dans des bidons villes à proximité de mes champs ni de carte de
fidélité ou système informatique permettant de revendre des fichiers
clients sans votre accord ni sans que vous ne perceviez un centime de
cette transaction.
- Enfin, il s’agit de recréer du lien humain que vous ne trouverez pas en
face d’une caisse automatique ou en faisant vos courses sur internet. Un
sourire vaut souvent bien plus que quelques minutes gagnées en face
d’un écran.
Depuis l’année dernière :
-je suis en cours de conversion bio
- trois ruches sont installées
- une serre de 270m² aussi où 32 variétés de tomates, 4 d‘aubergines et une
dizaines de poivrons/piments sont testées.
- les premières semences des légumes ayant apporté satisfaction ont été
collectées
- un espace est dédié au modèle bio intensif avec désherbage, espacement des
cultures optimisé et irrigation.
- un espace est dédié à l’expérimentation avec pour but la mise en place d’un
couvert du sol vivant à travers lequel les cultures sont implantées. Pour
l’instant, je teste 3 engrais verts différents pour voir leur comportement sur
mon sol et face aux adventices bien présentes puisque passif prairie.