10/06/2026
Quid de l'orme:
On nous demande souvent pourquoi on continue d'en produire alors que les arbres dépérissent dans notre bocage pour ne laisser que des troncs nus.
Et bien, on fait le choix de s'adapter, de ne pas l'abandonner! 💪 Cette essence est l'une des plus présentes dans la Manche. Rien qu'autour de la pépinière, elle constitue près de la moitié des arbres de haut-jet dans les haies.
Touché par la graphiose, l'arbre meurt lentement, ormis quelques rares individus qui survivent sans pour autant présenter de résistance prouvée scientifiquement. Le champignon responsable est colporté par un coléoptère (le scolyte de l'orme de son petit nom) qui l'inocule aux sujets de plus de 8cm de diamètre lors de son repas d'écorce. Aussi, pour éviter qu'il soit "dégusté", nous préconisons de le mener en cépée. Cela revient à le couper proprement à 10cm du sol tous les 10-12ans, comme on le ferait pour un noisetier ou un érable.
Ainsi, les diamètres n'intéresseront pas le scolyte et on limitera le risque de contamination. Attention, la maladie peut également se propager par voie racinaire ou via des outils de taille. Donc on limite mais on évite pas à 100% le risque.
On ne pourra plus rêver d'Ormes majestueux mais on pourra continuer de faire exister cette essence aux multiples qualités donc son excellent apport fourrager ou son bois de chauffage 😊