24/10/2024
et
Des fonds d'investissement spécialisés dans l'immobilier qui paient des dividendes juteux à leurs actionnaires (genre : Cofinimmo), des entreprises multinationales qui gèrent des maisons de retraite dans lesquelles se produisent des cas de maltraitance avéré (genre : Orpea). Voila les sombres protagonistes de l'histoire racontée dans cette courte BD, éditée dans le dernier numéro de la r***e Médor.
Mais cette histoire est surtout celle de la condition de milliers de personnes sans papier en lutte pour leur régularisation : iels occupent des bâtiments laissés vides par leurs propriétaires, tentent de négocier une occupation pendant le temps du vide (le temps qu'ils décident si ils vendent , si ils font des travaux, lesquels, comment, avec qui... ) Ces propriétaires ne sont généralement pas si pressés, eux, et pourtant, ils lancent des procédures d'expulsion, des dizaines de personnes se retrouvent à la rue... et ensuite? Bien souvent, le bâtiment reste vide encore longtemps, le temps de faire une meilleure affaire. Comme par exemple au 65 rue de Linthout à Schaerbeek, où le même duo, Orpea et Cofinimmo, a expulsé une 60aine de personnes dont des enfants, réunies au sein du collectif Zone neutre. C'était début juin, avant la fin de l'année scolaire. 5 mois plus t**d, le bâtiment est toujours vide.
De nombreux collectifs de personnes sans papiers rassemblent ainsi des personnes rendues vulnérables par des politiques publiques qui les méprisent, les violentent et leurs refusent les droits les plus élémentaires. Mais ces personnes s'organisent et se battent pour que leurs droits soient respectés et pour accéder à la même citoyenneté que leurs voisin.es. Et elles font face à des acteurs particulièrement impressionnants : ces fonds d'investissements et autres multinationales. Ne les laissons pas seul.es!
Bref, soutenez la lutte des personnes sans papiers, allez à leur rencontre, et parlez-en !
́gularisation
BD réalisée par Guillaume Lion.
À qui appartiennent les maisons de repos et bureaux vides, à Bruxelles ? Et qui les occupe ? Un squatteur en herbe raconte, dans cette BD.