13/05/2026
En janvier, un peu par hasard, je me suis inscrite à un stage d’initiation au tango.
Il ne m’a pas fallu une demi-heure pour comprendre que la passion m’avait mordue.
Depuis, chaque semaine, j’observe, j’apprends, j’admire…
Et puis il y a eu cette démonstration d'Eugenia, la merveilleuse maestra de , et d’Andres.
De ce moment sont nées des esquisses, mais surtout une évidence : je ne devais plus travailler mes luminaires avec une seule courbe, mais avec deux.
En travaillant le bois, je cherchais à retrouver cette sensation de fluidité et de confiance. Les courbes se croisent sans jamais se contraindre, comme deux corps qui trouvent naturellement leur équilibre dans la danse. J’aimais l’idée que la matière paraisse presque vivante, qu’elle donne l’impression de respirer autour de la lumière.
La lumière elle-même occupe une place centrale. Elle n’est pas simplement là pour éclairer ; elle représente cette présence discrète mais essentielle qui relie les mouvements et crée l’émotion. Les lignes de bois l’entourent sans l’enfermer, un peu comme dans l’abrazo, où chacun garde sa liberté tout en restant profondément connecté à l’autre.
Ce luminaire parle finalement autant de relation que de forme : d’un dialogue silencieux, d’une tension douce entre stabilité et mouvement, entre force et délicatesse. J’avais envie qu’il dégage quelque chose de calme et d’intime, comme un instant suspendu au milieu d’une danse.
Ce luminaire est le premier d’une série que j’ai eu envie d’appeler ABRAZO.
Le premier modèle porte naturellement le nom d'EUGENIA