06/19/2023
Bien le bonjour à tous ceux qui suivent notre progrès à Cabarete!
Encore une fois, information importante : sous certaines photos des participants de la présente publication, des messages sont inclus en légende, écrit sur une base volontaire. Rappel que nous vivons une expérience sans technologie et les participants ne peuvent pas contacter leur famille.
Ce fut une semaine pleine d’aventures et de chaleur ! Le chantier a largement avancé. Vous pourrez le constater dans une courte vidéo jointe à la publication. Cette semaine, le travail a principalement consisté à monter des blocs, faire du mélange de béton et joindre le tout pour former les murs du deuxième étage. Enlever le bois qui a servi à couler le béton, retirer les clous et de les détordre se sont ajoutés à notre liste de tache, nous permettant d’effectuer une rotation et que tout le monde y trouve son compte. Un deuxième maçon s’est ajouté, en ce lundi, ce qui a paru sur la progression des murs : les fenêtres du deuxième étage se forment peu à peu, le début d’une salle de toilette, etc.
Nous avons eu le privilège d’assister à la levée du drapeau de l’école Coral là où CASIRA est présent depuis quelques années. Cette promenade à travers le lieu, les classes et les étages nous a plongé dans une réalité outre que la nôtre et fut très enrichissante. Les élèves d’une classe ont même effectué leur danse de graduation de maternelle, à laquelle nous nous sommes ajoutés pour danser avec eux. Cela résume notre découverte d’une matinée typique dans une école de la République Dominicaine.
Sur cette belle note, notre semaine s’est terminée d’une façon encore plus insoupçonnée. Initialement, nous avions eu comme directive que le vendredi consisterait à travailler pour la moitié du groupe et pour l’autre, atelier cuisine avec les garçons de tout âge d’Inspire DR, le tout suivi d’un pique-nique tous ensemble. Quelle ne fut pas la surprise lorsque les instructeurs d’Inspire nous ont offert une présentation de Cabarete avec une visite guidée, un amusant questionnaire instructif et une baignade dans une lagune non loin du chantier. Nous avons appris durant notre excursion que le baseball est le sport de la République comme le hockey l’est pour nous. Chez les petits marchands, il est possible d’obtenir un crédit pour les personnes en qui ils ont confiance. Nous avons découvert les fruits et fèves qui servent à préparer les plats typiques d’ici comme la mangue, la goyave, l’ananas, les bananes, le tamarinier, etc. Ce temps passé en bonne compagnie a plu au groupe entier, permettant les échanges en espagnol, parfois maladroits, dont les intentions bienveillantes ravivaient les sourires.
En ce qui concerne la fin de semaine, nous avons été choyés par une promenade en mer de quelques heures à bord d’un bateau et de la plongée en apnée. Ce paragraphe sera principalement axé sur notre rencontre avec Pauline Tremblay lors de notre visite, dimanche, au Jardin des enfants de Pauline situé à Los Brazos. Nous avons été accueillis par Che Che, la première enfant qui marqua et débuta l’histoire de Pauline Tremblay, une dame âgée de maintenant 82 ans, souriante et originaire du Saguenay. Pour résumer ce merveilleux temps passé en sa compagnie, cette envie d’aller en République Dominicaine a commencé par le constat qu’il y avait beaucoup d’enfants seuls et elle se disait : « y’a beaucoup à faire, me’semble que ce serait mieux que faire de l’argent dans le Vieux Montréal. » Les mères voyaient des opportunités en lui apportant leurs enfants, Pauline cherchait une école et Cabarete (où elle était installée initialement) était inadéquat, trop de tourisme. De ce fait, elle a décidé d’aller à la montagne pour trouver un petit coin. La propriété était à un vieux monsieur et il ne voulait pas la céder, septique des promesses de créer une école.
À travers de nombreuses péripéties : des enfants avec besoin d’opération, mais sans argent, bébés abandonnés, levées de fond, recherche de matériels, etc. elle obtint une partie du lieu et y bâti tout ce qui s’y trouve aujourd’hui. C’est une école primaire pouvant accueillir une quarantaine d’étudiants.
De ses sages paroles, nous retenons des conseils comme : « Il faut demander à son âme si on veut vraiment vivre là et si notre corps souhaite y rester, » ce qu’elle a elle-même fait sur son lopin de terre qui deviendra aujourd’hui le Jardin des enfants de Pauline Tremblay. On y trouve tout le nécessaire : arbres fruitiers (cocotiers, avocats, mangues, etc.), une rivière pour s’y baigner, des arbres pour de l’ombre, une cour pour s’y épanouir, etc.
Sur cela, cette dame authentique et intègre nous laisse en nous invitant à écouter la chanson de Félix Leclerc « Le P’tit Bonheur » qui explique bien une partie de son histoire, en précisant qu’elle ne fermera jamais les yeux et ne fera pas un grand détour quand une prochaine fois se présentera.
En espérant que vous adorez autant nous suivre que nous adorons tout ce que nous vivons ici,
Évangéline Turgeon et Florence Pilon pour le groupe d’Amistad Printemps