07/08/2021
Chère consœur, cher confrère,
A un moment aussi important, où les perspectives du bâtiment n’ont jamais été aussi grandes, à un moment où paradoxalement, l’avenir de nombre d’entre nos consœurs et confrères n’a jamais été aussi questionnable, grande est mon émotion, de vous annoncer ma candidature à la présidence du Conseil de notre Ordre.
Mon émotion est d’autant exacerbée que ma candidature intervient dans le contexte d’une élection, qui vient mettre fin au vide laissé par la disparition brutale de notre regretté président, l’illustre Abdoulaye DIENG.
M’inclinant sur sa dépouille et sur celles de nos regrettés confrères disparus ces derniers temps, je mesure l’impérieux devoir qu’est le nôtre, de poursuivre l’œuvre qu’il a entamée avec tant d’enthousiasme et de perspicacité.
Oui, je suis candidat, parce que le vœu de notre défunt président n’était sûrement pas, en partant, de laisser orpheline notre illustre corporation pour laquelle il n’a ménagé aucun effort ni peine.
Je suis candidat parce que ni la peine, ni la nostalgie, ne saurait justifier le repli sur soi, la solitude, encore moins l’individualisme si caractéristique de notre corporation et source de nombreuses difficultés que traversent les Architectes.
Chère consœur, cher confrère,
L’architecture est un métier honorable et respecté dans la société. Notamment au regard des revenus reluisants qui récompensent notre travail, que dis-je, nos chefs-d’œuvre.
Hélas par manque de solidarité et par « individualisme professionnel », l’ardeur des plus brillants d’entre nous finit par s’émousser sous l’effet combiné du temps et de la concurrence qui ne cesse de croître.
Pourtant, au regard des perspectives de notre marché telles qu’évoquées plus haut, il est inadmissible de voir l’Architecte, reconnu par l’Etat Ivoirien comme étant le premier acteur de l’art de bâtir, peiner à trouver des marchés.
Je suis candidat. J’ai des projets, des chantiers entiers sur lesquels bâtir le rayonnement de notre corporation et la prospérité, l’épanouissement de chacune et chacun de ses membres.
Mon bureau et moi, notre projet se décline en quatre engagements.
Nous nous engageons à pérenniser les revenus de l’Architecte.
Ces revenus reposent sur deux marchés essentiels : les commandes du secteur privé et celles de l’administration publique. Sur ce second vivier que constituent les marchés publics, nous disposons d’un certain nombre de leviers prévus par l’Etat, que nous allons actionner pour que reviennent de droit à l’Architecte, les prérogatives à lui attribuées par l’autorité publique sur tout projet bâti.
Nous nous engageons à pérenniser la profession d’Architecte.
A travers la création de consortiums et d’associations. En effet nous vivons dans un monde qui est un marché résolument globalisé, où les cabinets qui survivent et résistent au temps sont des cabinets d’associés autrement appelés sociétés d’Architectes, qui se donnent ainsi les moyens d’être proactifs, réactifs, plus créatifs, compétents, parfaitement concurrentiels. Cette pratique crée également une atmosphère favorable au partage d’expérience et à la transmission du savoir entre les générations, tout en faisant des associations et consortiums une véritable force de proposition auprès du partenaire privilégié qu’est l’Etat.
C’est ensemble qu’on est plus forts.
Nous nous engageons à repositionner l’Architecte comme principal conseil du partenaire Etat,
notamment auprès de tous les décideurs dans les ministères techniques ainsi que les collectivités territoriales.
Enfin, nous nous engageons à pourvoir un toit pour chaque Architecte, à travers un projet immobilier digne des bâtisseurs que nous sommes.
Plus qu’un rêve, je vous propose de passer à l’action. Décidons ensemble de notre avenir commun.
Ensemble pour un avenir meilleur
Bonne fête de l’indépendance.