03/06/2026
L’église Saint-Georges, restaurée dans le respect de son âme
Samedi 23 mai, l’église Saint-Georges a rouvert ses portes après de longs mois de restauration. Habitants, élus, partenaires et institutions se sont réunis autour de ce monument du XIIe siècle, témoin discret de l’histoire du village et de générations passées.
L’émotion était vive lors de cette inauguration, marquée par une reconnaissance sincère envers Madame le Maire, dont l’engagement a été salué par tous. Derrière cette restauration, il y a eu des années de mobilisation, d’énergie et de détermination pour réunir les financements nécessaires et permettre la sauvegarde de cet édifice.
Préserver le patrimoine, c’est avant tout une aventure collective, une chaîne solidaire d’acteurs sans laquelle ces lieux chargés de mémoire disparaîtraient peu à peu, emportant avec eux les savoir-faire qui permettent encore aujourd’hui de les restaurer.
Derrière ses pierres anciennes, le chantier a révélé de profondes fragilités, notamment au niveau du clocher. Pour y faire face, il a fallu écouter le bâtiment et comprendre ses équilibres afin de consolider l'ensemble sans jamais le dénaturer. Ce travail de précision a nécessité d'étayer la structure, de reprendre les appuis devenus défaillants et d'intervenir en sous-œuvre, avec une attention de chaque instant porté à la préservation du bâti.
Sur les charpentes de la nef, du chœur et de la sacristie, chaque geste a été pensé dans le respect du bâti ancien : préserver ce qui pouvait l’être, greffer le bois neuf au bois ancien, transmettre les savoir-faire d’hier pour faire durer l’édifice demain.
Les couvertures ont retrouvé leur éclat grâce à un travail minutieux, notamment sur l’abside aux formes complexes. Tuiles plates, ouvrages en cuivre et en plomb ont été mis en œuvre avec soin pour redonner à l’église son harmonie d’origine.
Comme l’a rappelé le sous-préfet en citant Jean Jaurès :
« La tradition ne consiste pas à conserver des cendres, mais à entretenir une flamme. »
Une phrase qui résonne particulièrement dans les métiers du patrimoine, où chaque chantier est une manière de faire vivre l’histoire plutôt que de simplement la préserver.