11/04/2024
En mettant sur un pied d'égalité logement social et logement intermédiaire, le gouvernement aggrave la crise du logement et aggrave la casse du droit au logement des 70% de français éligible au logement social.
Le logement locatif intermédiaire s'adresse à de personnes à très hauts revenus, pour un couple, c'est 80 000€ annuels. Bien sûr, ils ont droit au logement, mais ça ne réglera pas la situation de 97% des demandeurs qui n'ont pas ce niveau de ressources.
Si une telle loi passe demain, elle autorisera nos voisins, comme Saint-Maur ou Ormesson, à construire en toute légalité du logement pour cadres au lieu du logement social que la loi lui impose de construire.
Les demandeurs de toutes ces villes continueront à être rebasculées sur des villes comme la nôtre, qui prennent leur part dans la construction de logements accessible. Pour les 1600 Bonneuillois en attente de leur demande de logement, l'attente pour avoir un logement, qui peut être de 10 ou de 15 ans ne sera pas réduite, bien au contraire.
Bravo au maire Denis Öztorun pour sa prise de position sur cet enjeu, et à son engagement pour le droit au logement des Bonneuillois. Nous nous rendons disponibles pour contribuer à l'organisation d'une mobilisation aux côtés des milliers de locataires désireux de défendre leur droit au logement, comme ils l'ont déjà fait cette année.
Le logement locatif intermédiaire (LLI) ne remplacera pas le logement social. Il ne le peut pas et il ne le doit pas : il est accessible à une très faible minorité de Français, et ne permettra pas de répondre à la demande.
Les annonces du ministre délégué au logement, M. Guillaume KASBARIAN, sont inquiétantes pour le logement, qui vit une crise inédite.
Face à cette situation, les communes sont en première ligne, aux prises avec la réalité des habitantes et des habitants. Comme à Bonneuil, où 1600 demandes restent insatisfaites. Je porterai dans le débat public notre opposition à l'intégration des LLI dans les quotas de la loi SRU et nos propositions pour répondre véritablement à la crise du logement.