09/05/2026
LA FERTILISATION FOLIAIRE : QU’EST-CE QUE C’EST ET QUAND FAUT-IL LA FAIRE ?
Bonjour et bon samedi à tous,
Nous voici avec un nouveau post consacré à l'art noble de prendre soin de nos plantes et des écosystèmes dans lesquels elles vivent.
Nous allons parler aujourd'hui de la fertilisation foliaire.
Mais pourquoi foliaire ?
Pourquoi pas directement sur le sol ?
On utilise généralement cette technique pour deux raisons :
A) Lorsque nous voulons obtenir des résultats rapides de nos plantes dans des contextes où nous n'avons pas le temps d'attendre, comme dans le cas d'un potager ou lors de l'application de solutions spécifiques destinées à combler des carences.
B) Pour les plantes en pot, qui ne peuvent en aucun cas bénéficier de cet écosystème naturel composé de milliards de micro-organismes et de microfaune dont disposent les plantes en pleine terre.
En effet, presque toujours, les racines des plantes en pot atteignent un point de saturation de l'espace disponible ; elles continuent néanmoins à pousser dans toutes les directions, mais, n'ayant plus d'espace, elles commencent à tourner sur elles-mêmes, créant un tourbillon et un enchevêtrement racinaire qui est souvent même dangereux pour leur santé.
Dans ce cas, la fertilisation racinaire est presque inutile, les racines ayant désormais perdu une grande partie de leurs fonctionnalités et de leurs capacités.
C'est donc là que nous exploitons la capacité d'absorption des feuilles pour nourrir la plante.
C'est une opération délicate qui doit être effectuée avec soin.
Dans les deux cas, l'application est la même ; je vous propose donc un schéma très pratique et concret sur la manière de procéder :
1) Toujours des gouttes moyennes, comme une pluie fine, lorsque nous administrons des engrais ou des solutions à base de fer, etc.
Les grosses gouttes tombent immédiatement au sol tandis qu’une pluie trop fine est trop absorbée par la plante, déclenchant un facteur de « phytotoxicité ».
Lorsque la pulvérisation est trop fine, les feuilles absorbent en excès et on assiste à un processus inverse qui détériore immédiatement l’état de la plante.
Donc, toujours des gouttes moyennes à petites, cela vaut pour tout produit appliqué sur les feuilles.
2) Important : un seul passage.
Il n’est pas nécessaire de répéter l’opération plusieurs fois pour s’assurer que la plante absorbe le produit.
Cela vaut également pour l’huile de neem (remède naturel contre les parasites) et, de manière générale, pour tous les produits appliqués par voie foliaire.
Un seul passage suffit, même si vous avez l’impression que cela ne suffit pas.
Là encore, un excès de produit (quel qu'il soit) est absorbé par la plante avec des effets contraires et, là encore, on se retrouve face à un grave cas de phytotoxicité.
3) Des conditions météorologiques favorables, c'est-à-dire au moins 2 à 3 jours loin de la pluie (même si l'étiquette indique seulement quelques heures d'attente), loin des heures les plus chaudes ou du soleil intense.
Si le produit sèche au soleil sur les feuilles, les sels de l'engrais (par exemple) restent sur les feuilles et l'eau s'évapore.
Résultat : des feuilles brûlées.
Nous l'appliquons de préférence le soir.
Quel que soit le produit, s'il s'agit d'un produit à absorption foliaire, nous l'appliquons le soir (si la nuit il pleut, il faut en revanche en réappliquer).
4) Sur les feuilles des plantes riches en huiles, comme l'olivier, les palmiers, les agrumes et, en général, toutes les plantes aux feuilles dures et résistantes, ainsi que le houx, l'éléaigne, etc., ce type d'application est un peu moins efficace.
En effet, ces feuilles ont une cuticule dure qui absorbe moins.
Un érable absorbera beaucoup plus qu'un chêne vert (quercus ilex).
Il faut en tenir compte ; ainsi, pour les agrumes par exemple, les oliviers, les chênes verts, les camélias, les magnolias, etc., il faudra faire preuve de patience.
En revanche, c'est une véritable bombe pour toutes les plantes du potager qui, étant à floraison saisonnière, c'est-à-dire produisant chaque année de nouvelles feuilles, réagissent très bien.
Il donne également d'excellents résultats sur les arbres fruitiers tels que les pommiers, les poiriers, les pêchers, les abricotiers, les pruniers et les cerisiers.
Il faut toujours garder à l'esprit que tout ce que nous donnons à nos plantes comestibles se retrouve ensuite dans notre assiette.
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