11/11/2021
L’ARCHITECTURE DES CAUSES DIFFICILES, serait-elle devenue la spécialité de l’agence ? Injonctions des mairies, façades dégradées, structures défaillantes, sources d’humidité cachées, avec bien naturellement des budgets restreints et une clientèle parisienne exigeante. Parties communes, courettes, toilettes, caves, locaux poubelles, toitures, pignons, escaliers de service, tant de parties cachées ou de second ordre et pourtant indispensables au fonctionnement d’un ensemble et à notre vie quotidienne. Après presque deux ans de travail acharné et de complications diverses (du plomb, de l’amiante, des xylophages, des longues consultations d’entreprises et des fermetures, des prix des matières premières fluctuants…), de permissions administratives obtenues après des nombreux aller-retours et parfois là où d’autres avant nous avait abandonné, sans renoncer à nos recherches pour réduire l’impact des choix constructifs (mettre un chantier en pause 3 mois pour attendre l’arrivée de la fibre de bois, tester des produits de nettoyage de la pierre ou des briques doux et biodégradables et convaincre les entreprises…) et maintenir le cap sur la performance ( études détaillées pour éviter les ponts thermiques, traiter l’étanchéité à l’air et la ventilation, respecter la sécurité incendie, faire de l’atténuation thermique là ou l’isolation extérieure n’est pas possible…), finalement plusieurs projets ont été livrées depuis l’été.
-Une surélévation de maison en panneaux préfabriqués bois-paille, à Montreuil, à surface et distribution optimisée pour rentrer dans le budget sans renoncer à la performance thermique et au confort
- Un ravalement de façade en pierre calcaire sur un immeuble haussmannien dans le 11ème à Paris, avec enduit chaux-chanvre en attique
- Dans le 13ème, une réfection de toiture en zinc, reconstruction complète du plancher haut des caves et des sols des parties communes en rdc
- Donnant sur le jardin naturel face au Père Lachaise, chantier en cours d’isolation en fibre de bois d’un pignon en meulière.
Avec un remerciement à toutes les entreprises qui me permettent de me livrer à l’escalade sur leurs échafaudages, à la patience et sagesse des gérants de copropriété réellement impliqués dans leur travail, au regard attentif et à la constance des membres du conseil syndical (qui contrairement aux entreprises, lisent les comptes rendus de chantier), à l’aide de l’APC, des bureaux de contrôle, des SPS dans les moments difficiles.
Avec l’espoir que les projets encore embourbés dans les suites de cette loooongue année difficile voient le jour prochainement, et surtout que je n’aie plus à passer mes jours fériés à travailler tout en maintenant mon compte bancaire dans un équilibre funambulaire !