20/06/2023
FAIRE CHANGER LES CHOSES / ACCEPTER OU RÉSISTER?
Un petit texte qui peut s'appliquer à de nombreux sujets. Je n'accuse personne mais cherche à requestionner ce qui peut sembler établi.
Je vous présente les choses sous deux cas de figure qui vous parleront certainement:
> J'ai actuellement de grandes difficultés à me faire payer. Rappelons que je suis à mon compte et que je vis seule. Je n'ai pas le droit à l'erreur. Je réalise alors des rappels auprès de mes clients après un mois sans règlement.
Passons sur les clients qui font le mort, d'autres qui avaient égaré ma facture, les fiches fournisseurs laissées en stand-by ou encore les beugs informatiques.
Le caillou dans ma chaussure, ce sont les grosses structures qui ont des délais délirants pour des prestataires indépendants. 2 mois!
Évidemment ça n'est pas adapté...
J'ai deux solutions, accepter et serrer les dents en espérant qu'une tuile ne tombe pas du toit pendant que la machinerie administrative de mon client délivre la récompense de mon travail. Ou essayer de faire bouger les choses. Je prends alors ma plus belle plume, mon plus beau ton de voix et j'explique à mon client que je ne peux pas absorber de tels délais de paiement...
Bien souvent, le système n'en a que faire des petits prestataires comme moi. L'humanité a quitté depuis longtemps le circuit comptable des grandes entreprises "ce sera comme prévu, 45jrs+fin de mois".
Mais parfois, j'ai de belles surprises. Des personnes compréhensives qui m'aident véritablement... Merci à elles!
Je refuse d'être passive et d'accepter ce qui ne me convient pas.
> Deuxième cas de figure.
De nombreux clients m'ont contactée en mai avec des missions à réaliser sur le champ. Déçue de ne pouvoir travailler avec eux, je les questionne sur la raison de cette précipitation. Ils m'expliquent qu'ils répondent à des appels d'offre dont les délais de rendus sont follement courts. On assiste alors à une contorsion de tous les corps de métiers pour rentrer dans une demande insensée. J'en profite pour me questionner sur la qualité d'un projet (parfois à l'échelle urbaine) qui prend naissance de cette manière, et ça me fait peur...
C'est difficile, tendu, sans fluidité, sans plaisir.
Mais si nous acceptons ces conditions de travail oppressantes, pourquoi le commanditaire cesserait-il de les pratiquer? Alors oui, il y aura toujours quelqu'un pour accepter à notre place, mais je suis persuadée que se respecter est la clé de la pérennité.
Ça n'est pas en acceptant que nous ferons avancer les choses. C'est difficile de résister, c'est coûteux. Mais quel bonheur de choisir le sens!
En attendant, je vous partage le fruit d'une collaboration très humaine ;) avec Samantha Dugay /
AtelierA5